Se promener en Maryse Condé

Se promener. Se promener en Maryse Condé.
« Je n’écris pas en français, je n’écris pas en créole, j’écris en Maryse Condé. » Tourner les pages, entrer en elle et faire le chemin inverse. Remonter le temps. Nous sommes en 1946 et Maryse Condé qui ne s’appelle pas encore Condé, a 9 ans. Alexandre-Isaac, la rue de la maison familiale, la Place de la Victoire, le ciné-théâtre La Renaissance… Son enfance bourgeoise puis son adolescence qui avait« la couleur d’une fin de vie ». Maryse Boucolon s’ennuie. Replonger dans l’œuvre de Maryse Condé
et en particulier dans Le cœur à rire et à pleurer, premier tome de son autobiographie, c’est partir à sa rencontre, sur les traces de son enfance.
A Pointe-à-Pitre, là où tout a commencé.

 

Texte de Willy Gassion – Photos de Pierre de Champs

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LA RUE ALEXANDRE-ISAAC

La rue Alexandre-Isaac, où s’élevait notre maison, commençait un peu plus haut que la place de la Victoire (…)
C’était une rue digne, habitée par des notables, parfois aussi par des gens aux revenus modestes, toujours de parfaites manières. Mes parents y avaient emménagé quelques mois avant ma naissance quand rester rue Condé ne convenait plus ni à leur quantité d’enfants ni surtout à leur nouveau standing. Mon père venait d’être décoré de la Légion d’honneur (…).
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LA RENAISSANCE

Après quoi mes parents tournaient à gauche et en passant devant le cinéma-théâtre la Renaissance, ils jetaient un coup d’oeil de mépris aux affiches des premiers films américains en technicolor.

LA DARSE

Les voiliers de Marie-Galante se pressaient dans la darse. Les marchandes étalées à même le sol sur leurs larges fessiers offraient des topinambours et des dannikites. On vendait du jus de canne dans des timbales de fer-blanc.
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